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    PARIS CLICHES (4)

    "Cliché comme instantané, arrêt sur image, mais aussi expression toute faite, devenue banale à force d'être répétée, idée stéréotypée." Plus "cliché" que la Tour Eiffel, tu meurs ! Et pourtant comment résister quand c'est la première fois qu'on se retrouve dessous... Je dis bien "dessous", car "dessus" il n'en était pas question pour cause de vertige... D'ailleurs vu d'en bas, c'était déjà du style "j'aurais jamais cru qu'elle soit aussi impressionnante !". A en oublier les militaires qui patrouillent autour, sous la pluie froide et les bourrasques de vent auxquels les petits parapluies méditerranéens ne résistent pas...

    Paris, tour eiffel, trocadéro
    Traversée du pont d'Iéna pour la voir depuis l'esplanade du Trocadéro. Là aussi, on est en plein dans les clichés car c'est sans doute la vue qu'on retrouve le plus dans les films ou publicités tournés à Paris.

    Paris, tour eiffel, trocadéro

    Comme avec la pyramide du Louvre, le jeu habituel des touristes consiste à prendre des poses pour qu'en perspective on ait l'impression de tenir la Tour Eiffel sur sa main ou entre ses mains. Chacun s'amuse comme il peut... il y en a bien qui jouent avec les reflets de la pluie au sol...

    Paris
    Paris la nuit, les lumières des boulevards, le métro, les éternels souvenirs kitch, et au détour de la rue Vieille du Temple une façade hors d'âge... Lors d'une balade au hasard de ces rues, j'ai abouti à l'église Saint Eustache. Derrière l'édifice, un quartier piéton avec ses terrasses de bar bruyantes des "after work", sur le parvis, la soupe populaire... cette photo là, vous ne la verrez pas. 

    Paris 5 au 8 mars 20124.jpg
    Quelques nouveaux post-it aux fenêtres des bureaux du côté de Saint-Denis où je faisais mon stage. Pour les explications sur cette mode d'un certain "art naïf", relire ICI.  

    Paris, gare de Lyon
    Enfin, pour faire mentir le cliché sur le gris du ciel parisien, ce matin de mon départ vers la Côte, le soleil brillait dans un beau ciel bleu au-dessus de la gare de Lyon. 

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    SETSUKO, Japon un an après

    Un an après le tsunami et la catastrophe de Fukushima, SETSUKO, artiste lyrique et plasticienne d'origine japonaise résidant en Italie, avait donné rendez-vous ce dimanche 11 mars 2012 sur la promenade des anglais, pour une commémoration participative.
    P1000676.JPG

    A 15h15, heure européenne de l'événement, tout de blanc vêtue, plasmodiant ses vocalises tout en douceur, elle est allée à la rencontre des passants étonnés...

    P1000685.JPGDistribuant à ceux qui l'acceptaient, pansements en mémoire de tant de blessures subies, masques respiratoires en mémoire de tant de corps meurtris... P1000690.JPGPuis, après avoir découpé des bandes de tissus dans un grand drap, SETSUKO a demandé aux participants de les nouer ensemble pour faire un grand cercle, symbole de cette solidarité qui s'est mise en place dans le monde entier après la catastrophe.

    P1000691.JPGToujours unis par cette chaîne blanche, ils se sont dirigés vers la mer... si calme, si belle en ce dimanche ensoleillé... pour se souvenir de la force de la Nature. 

    P1000693.JPGQuelques esprits mal tournés ont cru y voir la célébration d'une mystérieuse secte, d'autres n'ont pas osé participer par peur du ridicule... Et pourtant...P1000699.JPGtellement éloignée de ces médiocrités, SETSUKO a réussi à nous faire partager un moment de  recueillement en toute simplicité, avec une petite calligraphie finale au-dessus de cette date anniversaire écrite en Braille.   Lisez aussi ce moment d'émotion vu par Louis-Paul FALLOT, cliquez ICI.

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    PARIS CLICHES (3)

    Dans la série "clichés et sites incontournables" de Paris, il y a le Centre Beaubourg ou Musée Pompidou. Déjà, l'architecture "futuriste" de sa façade est photographiée sous tous ses angles... Et à l'entrée, on vous promet l'une des plus belles vues sur Paris... 

    Paris, Centre Pompidou

    Mais par cette fin d'après-midi pluvieuse, les terrasses sont inacessibles et le toit beaucoup trop haut pour qui craint le vertige. Alors, il faudra se contenter de quelques clichés au travers des vitres pour admirer les sculptures de Calder ou Laurens et un Paris, entre les gris et les roses d'un crépuscule orageux.

    Paris, Centre Pompidou
    Niveau 4 du musée d'art contemporain. J'espérais y voir des installations imposantes et je ne suis pas décue ! Commande faite à l'artiste AGAM Yaacov, en 1971, par le président Georges Pompidou, celle-ci était l'antichambre des appartements privés au Palais de l'Elysée...  "AGAM conçoit sa décoration comme un ensemble qui évoque les différents instants de la journée. Aperçu de loin, les murs semblent ornés de bandes de couleurs disposées sans ordonnancement particulier, sur des surfaces en relief. De près, selon le positionnement qu’il adopte dans la pièce, le visiteur découvre un dégradé de couleurs retraçant le parcours du soleil, de l’aube au coucher. Le tout se reflète dans la sculpture sphérique placée au centre de la pièce qui opère une synthèse du décor. Le visiteur se déplace ici non seulement dans l’espace mais aussi dans le temps."

    Paris, Centre PompidouArchitecture, design, études sur la couleur, salles vidéo, les thèmes et les médias sont nombreux à Beaubourg... Etrange sensation d'étouffement en pénétrant dans l'oeuvre "PLIGHT" créée en 1985 par Joseph BEUYS et qui fait référence à un événement précis : "pour atténuer les bruits de travaux d'un immeuble voisin, Beuys avait promis au galeriste londonien, Anthony d'Offay, de réaliser une oeuvre qui oppose le silence au bruit. L'installation est composée de deux espaces tapissés d'épais rouleaux de feutre. A l'intérieur, le visiteur éprouve une sensation de chaleur, une impression d'isolation, qui, à la fois, le protège et le coupe du monde. En absorbant les sons, le feutre rend incongrue la présence dans l'espace d'un piano de concert muet, sur lequel sont disposés un tableau noir et un thermomètre. L'ambivalence et la complexité de l'oeuvre résident déjà dans son titre qui évoque l'idée de contraire, de devoir mais aussi celle d'une promesse". Paris, Centre Pompidou
    5ème étage, est-ce que j'ose dire "les grands classiques" de l'Art Moderne ! De "la mariée..." de Duchamp à "l'Arlequin" de Picasso, ils m' ont reposé les yeux et la tête ! Trois heures de visite c'est trop court pour la quantité d'oeuvres "art contemporain 1960 à nos jours" à voir et à essayer de décrypter... on en sort un peu "groggy"... Même plus la force d'aller voir l'expo temporaire qui se termine "Danser sa vie" !