01 décembre 2009
URBAN ART
Faire découvrir l'art du Graff, par une ballade dans Cagnes sur mer, à la rencontre de jeunes artistes, c’était le pari réussi de l’Office de tourisme dans le cadre des journées du Patrimoine, le 20 septembre dernier. L’originalité du sujet a attiré non seulement des cagnois curieux mais également des personnes venues de tout le département, et surtout toutes générations confondues...

Pour avoir personnellement participé à des ateliers d’initiation au graff en 2005 et 2006 dans le cadre d’une association cagnoise dont je faisais partie, j’étais curieuse de voir comment avaient évolué les mentalités. A l’époque, des fresques sur panneaux de bois avaient été réalisées par des jeunes de plusieurs quartiers de Cagnes grâce à ces ateliers itinérants mis en place par des bénévoles et des artistes. Les murs d’expression graphique libre venaient d’être créés par la municipalité et l’association avait fait le lien entre les graffeurs et la Ville de Cagnes pour permettre une exposition des photos de leurs créations sur ces murs. Pratiquement tous ces jeunes étaient réfractaires à l’idée d’être connus des services municipaux, voire de tout ce qui pouvait représenter l’Autorité... Combien de fois, à l’époque, on m’a demandé de ne pas photographier de face... plutôt de trois-quart avec la casquette ou la cagoule sur la tête…
Alors en 2009 où en est l’esprit de l’Urban Art ? D’abord, tout le long de la promenade, du pont sous l’autoroute jusqu’aux bords de la Cagne derrière le lycée Escoffier pour finir sur la place De Gaulle, Jean-Marc nous a expliqué l’histoire de cet art de la rue, pourquoi les murs, les trains, les débuts en 1942, les noms de certains graffeurs qui ont marqué leur génération… Instructif, un art qui rentre petit à petit dans le Patrimoine. En même temps, les promeneurs admiraient les dessins très figuratifs ou complétement "abstraits". Tous ceux qui se sont essayés un jour à manipuler les bombes pourront vous dire que « c’est pas évident ! » de maîtriser le jet, de changer de caps quand il faut, d’éviter les coulures ou au contraire faire couler là où l’on veut… Le niveau des graffeurs va de l’autodidacte plus ou moins doué à l’étudiant, voire le diplômé, en arts plastiques niveau « Beaux Arts ». Toujours d’expérience personnelle, j’ai vu certains se servir de la bombe comme un peintre tient un pinceau et créer directement sur la toile, et d’autres faire du pochoir avec des caches... Chacun, ses capacités.
Ce dimanche là, les deux jeunes, qui ont réalisé leur « performance » devant le public, étaient « bons » et surtout passionnés. L’évolution de ces dernières années est sans doute là. Certains affirment leur passion au grand jour, respectent les lieux autorisés, décrivent volontiers et en détail leur technique, acceptent d’être photographié sans aucun souci. Les participants à cette promenade-conférence ont ainsi fait connaissance avec un jeune agent immobilier qui passe ses week end entiers à graffer et, déformation professionnelle sans doute, a été tellement volubile dans ses explications sur son parcours et sa passion qu’il en a eu du mal à terminer sa démonstration, pris qu’il était sous le feu des questions du public. Tout y est passé : le vocabulaire spécifique « taper une lettre.. » la différence entre tag « signature » et graff « dessin ».., le style de chacun... A voir : 2CU Crew, signature que l’on retrouve souvent sur les murs d’expression graphique libre de Cagnes et représentant le collectif dont font partie NEAS et SKUZ, les artistes du jour.
Loin des remarques de quelques grincheux (très rares) qui ont relevé quelques coups de bombe sur les arbres ou noté que « tout de même, vos dessins sont tristes » (chacun ses goûts, madame), tous les participants ont, de leur avis même, partagé un moment très sympathique, riche de contacts intéressants permettant à tous… d’ouvrir les yeux...
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29 novembre 2009
Robert LONGO au MAMAC
C’est l’expo qui m’a le plus impressionnée de toute cette année 2009 ! Jusqu'au 13 Décembre 2009 au MAMAC de Nice : à ne surtout pas manquer.

Les dessins de dimensions gigantesques vous laissent bouche bée devant la force qu’ils dégagent, la précision des détails et la lumière qui leur donne vie, sans parler de la maîtrise exceptionnelle de l’artiste pour cette technique du fusain déjà bien difficile au format « normal »… Dessinateurs, artistes peintres, regardez de près ce travail phénoménal. Photographes, vous serez bluffés ! Visiteurs, lisez l'interview de l'artiste dans le catalogue de l'expo, vous serez séduits par le personnage.
http://www.mamac-nice.org/francais/index.html
Un extrait de la présentation : Dès sa prime jeunesse, Robert Longo est fasciné par l'univers médiatique, le cinéma, la télévision, les magazines et les bandes dessinées. Il pratique avec une égale réussite la sculpture, la photographie, la performance ou l’art vidéo. A Nice, on retrouve les séries les plus fameuses de son œuvre, celles qui ont fait sa notoriété internationale, celles qui ont le plus fortement marqué la critique et le public : les Combines, les œuvres sur papier au crayon graphite et au fusain, des sculptures. Les Men in the Cities des années 80 restituent la solitude de l’habitant des villes dans ces silhouettes dégingandées contorsionnées en des attitudes bizarres, sous l’impact de balles imaginaires…
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24 octobre 2009
PLUS ROMANTIQUE... TU MEURS !
Le château de La Napoule, bâtiment en pierre rouge de l’Estérel voisin, est bien connu sur la Côte mais en connaissez-vous la petite histoire ?

De la visite guidée que j’ai suivie au début de l’été, il m’est resté deux souvenirs assez forts pour les raconter ici. D’abord, ce château est une histoire d’amour entre deux êtres, Henry et Marie Clews, qui l’ont acheté en 1919. Lui, héritier d’une famille de banquiers américains mais plus inspiré par les Arts en général et la sculpture en particulier que par les coffres forts, Elle, architecte.
Au fil des ans, Marie Clews a aménagé et agrandi le bâtiment, le parc, mêlant les œuvres de son artiste de mari à leurs achats d’antiquités selon des choix plutôt hétéroclites tels qu'un style néo-médiéval. Ainsi leur salle à manger est constituée d’un intérieur d’église… L’atelier d’Henri Clews est particulièrement magnifique, par son volume, sa verrière orientée Nord.
Ses sculptures y sont installées telles qu’il semblerait que leur créateur vienne à peine d’y travailler et qu’il va revenir.... Un certain temps, Henri Clews a étudié avec Rodin et la leçon a été bien apprise… mais heureusement son propre style s’est bien mieux affirmé dans les têtes fantastiques. D’après notre guide, Il s’amusait beaucoup à traduire en « personnages fantastiques et imaginaires » certains traits de caractère de ses contemporains dont il pouvait ainsi se moquer… ouvertement !
Tout le château est un musée à la mémoire de cette œuvre originale d’Henri Clews, et ce tel que l’a voulu son épouse. Dans la tour au dessus de la mer, où, au rez-de-chaussée, Marie Clews avait son bureau, ils avaient conçu leur chambre funéraire à l’entre-sol et une pièce condamnée au dernier étage. En effet, Henri et Marie Clews se sont promis de se retrouver cent ans après la mort de celui des deux qui partirait le dernier. Pour que cela se réalise, leurs tombeaux sont ouverts, les cercueils en très bon état, comme s’ils se préparaient à laisser s’envoler leurs âmes vers cette chambre du dernier étage où personne ne pourra venir les séparer. Henri est décédé en 1937, Mary est partie en 1959, qui sait si leur vœu se réalisera un jour de 2059….
Plus romantique…. Tu meurs !
Château de La Napoule http://www.chateau-lanapoule.com/
Avenue Henry Clews 06210 Mandelieu La Napoule
04 93 49 95 05
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03 octobre 2009
MAGUELONE, Cathédrale des sables
De cet été 2009, je garderai le souvenir de la découverte d'un lieu plein de sérénité et de force : la cathédrale de Maguelone. Témoignage majeur de l'Art roman dans le Languedoc, cette cathédrale-forteresse trône sur une île rattachée à la terre ferme par un lido sablonneux.

Immense vaisseau de pierre échoué, entre mer et étangs, cette situation insolite lui vaut le nom de "la cathédrale des sables". La paix que l'on ressent à l'intérieur de ces pierres est impressionnante. Certains visiteurs y pénétrent pieds nus pour mieux "capter les ondes positives qui permettent de se ressourcer".
Sans doute l'histoire millénaire de ce site important dans le monde chrétien médiéval y est aussi pour beaucoup. Il n'empêche que c'est un lieu où l'on sent "la force", quelle qu'en soit l'origine. De nos jours, la gestion de ce patrimoine naturel, historique et monumental de Maguelone est confié à l'association Les Compagnons de Maguelone. Dans le cadre d'un CAT (Centre d'aide par le travail pour les personnes handicapées), sa mission consiste à maintenir, restaurer et mettre en valeur l'ancien cathédrale Saint-Pierre de Maguelone et son parc, poursuivre des recherches archéologiques afin de faire revivre les vestiges du passé.
L'accès au site se fait par Villeneuve-lès-Maguelone. En passant par le village, vous laisserez la voiture sur un parking qui longe le canal du Rhône et emprunterez une passerelle. Longeant les étangs où se retrouvent les flamands roses, un petit train vous emmenera au bord de la plage bordée de dunes, puis sur le chemin qui serpente jusqu'au bois de pins et aux vignes entourant la cathédrale.
Au hasard de vos promenades sur la plage de Maguelone, vous trouverez peut être des petits galets verdâtres, tachetés et marbrés. Ce sont des variolites. Ces galets qui proviennent de la haute vallée de la Durance ont été entraînés par le Rhône. Ils sont ensuite roulés par la mer jusqu’à la plage de Maguelone. Depuis l'Ange de Bronze, elles ont été considérées en Gaule méridionale, à l'instar des haches préhistoriques en pierre polie, comme amulettes et talismans, sorte de porte-bonheur ayant un pouvoir magique de protection contre les dangers, les maléfices et certaines maladies.

Plus près de nous, les bergers du Midi, tant en Provence qu'en Languedoc et en Cévennes, employaient très fréquemment ces pierres pour protéger et guérir les moutons menacés ou atteints de la clavelée (picota, en langue d'Oc). Ils les appelaient "pierres à la picote" . Les pierres, recueillies et transportées par les bergers transhumants loin de leur lieu de découverte, étaient soit fixées au cou de bélier meneur de troupeau, soit disposées dans la sonnaille qu'il portait. Elles pouvaient aussi être déposées dans les mangeoires ou, enfin immergées dans les lavognes. La croyance en la vertu de ces galets vient de leur aspect tacheté et marbré. On prétendait même que ces pierres pouvaient également protéger les hommes de tous les malheurs.
Maguelone est un site étrange et mystérieux à découvrir. Si vous avez l'occasion de passer dans la région de Montpellier, faites un petit voyage bien agréable dans le temps...Quelques photos en diaporama : http://www.kizoa.com/i-Contact/sflite.swf?did=501537&...
http://www.villeneuvelesmaguelone.fr/
http://www.compagnons-de-maguelone.org/
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02 octobre 2009
EN ATTENDANT L'ANNEE PROCHAINE...
Ces événements passés, expositions, spectacles, manifestations, méritent de rester à la une en attendant l'année prochaine : que ce soient pour les personnes qui souhaiteraient participer à la prochaine édition ou pour le public qui ne ratera pas le prochain rendez-vous.

Depuis 2003, en juillet, grâce à une collaboration efficace avec M. Jean Mas de la Villa Arson de Nice, BONSON accueille un Festival original d'Art Contemporain : sculptures, installations, videos, photos, sont disséminées dans ce village situé sur un pic rocheux de la vallée du Var http://www.festivaldupeu.org/
Rendez-vous en 2010. Pour les artistes intéressés à présenter un dossier de candidature : renseignements au 04 93 08 58 39 contact@festivaldupeu.org
FESTIVAL EMPREINTE - LA GAUDE

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04 mai 2009
Découvrez FRANCOISE RISCHMANN
Grâce au GPAM (Groupement des parkinsoniens des Alpes Maritimes), l’Espace Associations de Nice, 12 ter place Garibaldi, a accueilli, du 5 mai au 2 juin 2009, les peintures de Françoise Rischmann.
En suivant des cours dans un atelier des Beaux-Arts de Dijon, dès le début de sa maladie il y a maintenant 27 ans, Françoise Rischmann s’est passionnée pour la peinture jusqu’à en faire le fil conducteur de sa lutte contre cette affection. De nombreuses expositions ont présenté ses œuvres dans la région dijonnaise. Installée depuis 1997 à Cagnes sur mer, elle souhaite faire connaître la force de l’Art au travers de son expérience, en mettant en parallèle l’évolution de sa technique picturale et celle de la maladie. A découvrir absolument !
Françoise Rischmann Tél 04 93 07 40 31
Espace Nice Associations 12 Ter place Garibaldi 06300 NICE http://www.niceasso.net/
GPAM (groupement des Parkinsoniens des Alpes Maritimes) 15 rue Beaumont à 06300 Nice.
Responsable Mme Antoinette Baille, groupement.parkinsoniens.06@orange.fr
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| Tags : françoise rischmann, expo peinture, parkinson |
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30 avril 2009
LES COULEURS DU SOUVENIR
Du 14 au 17 mai, la galerie-atelier de l’ARTOBAOU à St Jeannet a accueilli une exposition solidaire : LES COULEURS DU SOUVENIR. Sous ce titre poétique, on a découvert le fruit du travail en peinture et dessin des personnes âgées de la Résidence Les Chênes, pour lesquels Anne Marie Savary de l’Artobaou anime un atelier de peinture à l’initiative de M. Stéphane Roman, directeur de la résidence.
Voici les impressions des organisateurs de cet atelier très apprécié des personnes âgées :
"La présence d'un monde qui n'en finit pas de se construire " (1)
L'atelier de peinture des Chênes est né de la volonté de Monsieur Stéphane ROMAN, sur les bases de l'expérience de l'atelier de peinture animé par François Arnold, fondateur de l'association de "l'Arbre à Mains".(1)
L'atelier de peinture des Chênes est une fête, un moment de découverte où chacun est intensément présent. Pendant cette heure et demie du mercredi, certains retrouvent avec plaisir, crayon ou pinceau en main, des gestes depuis toujours connus, d'autres apprennent avec bonheur à apprivoiser le pinceau, les couleurs.
D'autres encore vivent dans l'instant, sans après, sans avant, et une détermination créative spectaculaire anime cet instant.
"De l'oubli [ou du souvenir …] de combien de voyages, de combien de paysages, de combien de rencontres […] sont tissés ces éclats de splendeur que tu fais remonter en toi et que tu transformes en couleurs".(1)
Que ces quelques oeuvres, collectées pour vous, vous portent le témoignage émouvant de ces instants de joie créatrice et libérée - par la sagesse ou par l'absence, merveilleux trésors de l'âge. Nous avons choisi d'accompagner l'exposition "les couleurs du souvenir", notamment par la présentation de l’œuvre de Willem de Kooning, cet immense initiateur de l'expressionnisme abstrait aux États Unis (1904-1997), dont l’œuvre tardive, alors qu'il était atteint de la maladie d'Alzheimer, est d'une grande créativité : "Je deviens de plus en plus libre. Je pense qu'on peut faire des miracles avec ce qu'on a, si on l'accepte" Willem de Kooning - 76 ans (vers 1980).
A la disposition du public, amis et visiteurs, différents supports ont proposés lors de ces jours d'exposition :
- quelques livres choisis,
- des galeries de photos virtuelles à l'écran,
- une documentation préparée pour l'exposition "Les couleurs du souvenir" de l'atelier des Chênes.
(1) Les Couleurs de l'oubli - François ARNOLD, Jean Claude AMEISEN - LES ÉDITIONS DE L'ATELIER - octobre 2008 - ISBN : 978-2-7082-4024-7
Contacts
Résidence « Les Chênes » : 04 93 24 91 17
Anne-Marie PIC-SAVARY, animatrice de l'atelier, 04 93 24 91 44 - 06 83 58 60 89
http://www.anne-mariesavary.com/ - picsavary@mac.com
Activité identique dans la région :
A l'hôpital de Cimiez à Nice, Max Galli et Anne Paul, artistes peintres, animent chaque mardi, un atelier de peinture pour les personnes âgées hospitalisées en long et moyen séjour.
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