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MAX GALLO, MA BAIE DES ANGES

max gallo,la baie des angesC'est sans doute parce que ses origines italo-niçoises étaient les mêmes que celles de mon père que j'ai toujours eu une tendresse particulière pour Max GALLO, parti à l'âge de 85 ans en ce mois de juillet.

Mon premier souvenir est bien évidemment "La baie des anges". A l'époque de la sortie de cette trilogie en 1975, son éditeur avait organisé une soirée de présentation au Palais de la Méditerranée où travaillait mon père. Max GALLO lui avait fait une dédicace et, depuis, le coffret, édition originale, n'a pas quitté la maison.

Cette biographie semi-imaginaire des trois frères piémontais arrivés à pied à Nice pour y vivre des destins très différents, je l'ai lue à trois reprises durant ma vie. La première fois, j'étais adolescente et je ne pense pas avoir réalisé que je lisais une histoire tellement proche de celle de ma famille paternelle. Ma grand-mère maternelle, niçoise pure souche de la place St François, s'agaçait un peu de l'état de pauvreté évoqué par l'auteur pour ces émigrés italiens, sans doute parce qu'elle ne l'avait pas constaté par elle-même et qu'elle en ignorait l'existence.

A la trentaine venue, avec des enfants jeunes et ce besoin de rechercher des racines, la deuxième lecture fût plus attentive. J'arrivais à retrouver les personnages réels cachés dans les évocations de ces trois romans, le constructeur du Negresco, une fameuse entreprise de bâtiment... L'évolution du progrès industriel à Nice m'apparaissait plus évidente. Les ouvrages de Max GALLO ont souvent mêlé le social et l'historique.

Après la troisième lecture quelques années plus tard, deux points marquants me sont restés en mémoire. D'abord, l'émerveillement de ces trois jeunes gens à leur arrivée au-dessus de Nice et la première vue sur la baie des anges. Longtemps, j'ai pris la Prom, de bonne heure le matin, pour venir travailler à Nice, et combien de fois, j'ai pensé à ce passage du 1er tome ! Enfin, le voyage de retour à Mondovi par deux des frères dans le 3ème tome, vers la fin de leur vie. Ce retour aux racines pour mesurer le chemin parcouru...

De Max GALLO, j'ai lu nombre de romans aux personnages tellement forts, aux vies si proches de la réalité, tel que "Jè, histoire modeste et héroïque d’un homme qui croyait aux lendemains qui chantent". Il m'a permis aussi de découvrir des biographies passionnantes, tant son style était plaisant, sans phrases complexes à la limite de l'incompréhensible. De Gaulle, Napoléon, Garibaldi, Victor Hugo, aurais-je eu l'envie de lire si ce n'avait pas été du Max GALLO.

Mon rêve, c'était une biographie de Vincent Van Gogh écrite par Max GALLO.

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