27 mai 2012
LE HAUT DE CAGNES EN BLEU KLEIN
Le 6 juin 1952 disparait Yves KLEIN. Parce que l'artiste a longtemps vécu à Cagnes sur mer, et notamment au Haut de Cagnes, le 50ème anniversaire de sa mort sera donc l'occasion d'une commémoration particulière, samedi 9 juin 2012 sur la place du château.

La Ville de Cagnes sur mer a invité les commerçants et les artistes à participer à ce moment-souvenir, plutôt destiné aux enfants. En effet, le plasticien photographe, Gabriel Fabre animera, de 15h à 17h, un atelier de mini-antropométries "antropo-Moi" en référence aux célèbres anthropométries de Klein tandis que la Médiathèque se joindra à la Ludothèque et au service pédagogique du Château-Musée pour un atelier commun "autour de Klein", de 14h à 16h. Dans son atelier-galerie de la place Grimaldi, la plasticienne Jacqueline Matteoda proposera, de 10h à 19h, de partir à la recherche du fameux Bleu IKB dans un "Klin d'Oeil", avec la participation de Mery Vial, Hariett Macaree, Jean-Raymond Meunier, Hariett Van Egten et Gabriel Fabre. Une exposition d'oeuvres enfantines est également programmée, en principe...
En principe, car, à 6 jours de la manifestation, je n'ai malheureusement pas trouvé de "programme officiel" ou de communication sur l'événement. Ni sur Nice-Matin (mis à part pour les ateliers de la Médiathèque), ni sur les sites de la Ville de Cagnes ou celui de l'office de tourisme ! Alors je suis allée "à la pêche" à l'info sur le Web... Trés étonnament, j'ai atterri sur le site "Rencontres en toutes lettres" où l'événement était annoncé par Yves GAY, un passionné d'écriture, de littérature et d'art :
http://www.rencontresentouteslettres.fr/le-reve-et-le-voyage-autour-du-bleu/
D'après ce dernier, serait également prévu, vers 17h, l'inauguration d'une plaque commémorative sur la maison de la Goulette où Yves Klein a eu un atelier dans les années 1950. A cette occasion, Frédéric Altmann devrait retracer l'oeuvre de l'artiste grâce à des textes du critique d'art, Michel Gaudet, tandis qu'Yves Gay lirait sa lettre à Klein qu'il a composée en "mots bleus". La manifestation devrait se clôturer par un imposant lâcher de ballons bleus qui créeront, dans le ciel cagnois, une méga sculpture aérostatique.
Espérons que ce soit bien ça... et montons au Haut de Cagnes, samedi 9 juin après midi, pour voir !
21:14 Écrit par Ventura's blog dans Coups de Coeur, Informations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : yves klein, haut de cagnes, 50ème anniversaire mort d'yves klein, lâcher de ballons bleus, hommage à yves klein |
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20 mai 2012
UNE NUIT AUX MUSEES
Pour cette "nuit des musées", le choix s'est porté sur deux sites culturels de la région cannoise : le musée Bonnard du Cannet qui participait pour la première fois à cette manifestation européenne et le musée de la Castre, dans le pittoresque quartier du Suquet à Cannes.

18h30 Musée Bonnard, Le Cannet. La nocturne est également le vernissage de la nouvelle expo "Bonnard entre amis, Matisse, Monet...". La municipalité a donc prévu une affluence record et carrément coupé l'artére principale de la ville pour permettre à la foule de patienter devant l'entrée... Pour nous encourager, une voix au micro nous explique qu'à cause des capacités d'accueil limitées dans le bâtiment et par sécurité, nous rentrerons par petits groupes car nous avons tout notre temps... jusqu'à minuit !

Comme cette voix l'a suggéré, nous en profitons pour monter faire un tour dans le vieux Cannet, aux ruelles joliment pavées, aux boutiques d'artisans d'art fermées à cette heure tardive, aux petits restaurants sympas pas encore ouverts, au mur des amoureux de Peynet et à la chapelle décorée par Tobiasse... Lire aussi la sympathique Note de Louis-Paul Fallot sur les origines du Cannet ICI.

vidaparme.blogspot.com 411 rue St Sauveur 06110 Le Cannet Tél 04 93 46 45 03.
Bien nous en a pris puisque nous avons fait une sympathique rencontre avec VIDA PARME, sculptrice, qui a gentiment accepté de nous ouvrir son magnifique atelier-galerie de la rue St Sauveur, en nous expliquant son intéressant travail de la terre.
Vers 19h30, retour devant le musée Bonnard où la file d'attente a guère diminué. Enfin, nous accédons aux salles dont les murs de couleur rappellent ceux du musée d'Orsay récemment restauré. L'organisation de l'exposition, faite en collaboration avec ce musée parisien par le prêt de plusieurs toiles, met notamment en parallèle le même sujet traité par Bonnard et ses amis, comme, par exemple, celui de la fenêtre qu'il a autant peint et utlisé que Matisse. Nous reviendrons bientôt revoir cette exposition, de grande qualité, au calme car, ce soir, les petites pièces sont envahies au-delà de toute sécurité pour ne pas mécontenter la foule des visiteurs, rendant impossible tout recul pour apprécier les oeuvres.

Dans ces conditions difficiles, la visite ne dure qu'une demi-heure. Nous rejoignons la terrasse où nombre de visiteurs et d'invités au vernissage stationnent un verre à la main. Une animation musicale est proposée comme dans beaucoup de soirées "nuit des musées". Et deux petites filles improvisent quelques pas de danse. L'une, particulièrement douée, suit avec entrain les accents slaves du violon. Peu après 20h, nous quittons Le Cannet.
Direction Cannes que nous traversons, étonnament sans difficultés en cette soirée de festival, pour rejoindre le quartier du Suquet et le musée de la Castre. Dans les vestiges du château médiéval des moines de Lérins, ce petit musée propose de belles collections d'art primitif des Amériques, de l'Himalaya, des antiquités méditerranéennes et des céramiques précolombiennes.
Beaucoup de pièces fascinent les enfants, comme les masques ou les sarcophages. Une partie du musée présente des peintures provençales et locales du XIXème siècle, témoignages des paysages cannois et de la Côte à cette période. On y retrouve également ces murs de couleurs qui mettent si bien en valeur les oeuvres...

Déjà, de la terrasse et des jardins, on découvre un panorama féérique sur la baie de Cannes et les îles. S'il n'y avait pas eu d'aussi fortes rafales de vent, ce soir là, nous aurions peut être grimpé les 109 marches de la tour carrée du XIème siècle pour une vision d'un peu plus haut. Lire ICI la balade de Louis-Paul Fallot dans le quartier du Suquet.
Fin de la balade nocturne des musées pour cette année. En bas, les lumières du Festival éclairent la nuit cannoise. La veille, quelques pas sur la Croisette nous avaient permis de profiter du spectacle des à-côtés de la grand' messe du cinéma.

Quelques clichés, comme cette éternelle Maryline en poster géant... ou en "installation" dans une drôle de 2CV... un festival d'échelles... Un parmi tant d'autres artistes de rue... Et une jeune personne qui quête une invitation pour une projection... on peut toujours rêver !
La fameuse montée des marches... de loin, car même avec le zoom à fond, impossible de savoir qui pose au premier rang. Personne de bien connu, il me semble, puisque les photographes professionnels accrédités avaient déjà déserté les échelles...
Le week end avait commencé au Palm Beach par le vernissage de l'exposition de Nathline et Grégory Berben, sur le thème du cinéma, bien sûr !
Mais, loin des paillettes, je vous invite à lire la magnifique Note de Louis-Paul Fallot sur la naissance de la Croisette ICI... et vous verrez Cannes autrement.
22:56 Écrit par Ventura's blog dans Balades, Expositions | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nuit des musées, musée bonnard, musée de la castre, festival de cannes, le suquet, le cannet |
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LE FIL DE L'ARAIGNEE

Plateau St Barnabé - Col de Vence - Photo Jean Obry
C´est à la faveur d´un rangement dans ma photothèque que j'ai retrouvé quelques photos Ektachromes qui ne datent pas d'hier, ni d'avant hier mais d'une époque où il était encore possible de voir des endroits d'une grande beauté, sauvages et aux multiples facettes. Dés lors que les beaux jours sont là, je puis vous inviter à une belle excursion. Ainsi, à très peu de kilomètres des rivages et de notre belle promenade du bord de Mer, Cros de Cagnes nous laisserons, pour quelques heures, le tumulte de la cité, pour nous enfoncer dans un silence propice à la méditation. Si donc vous montez au col de Vence, car je vous y invite à présent, vous aurez le plaisir de contempler un majestueux panorama de notre côte, hélas qui, peu à peu, perd son charme naturel, rongée par une urbanisation envahissante.

Col de Vence - photo Jean Obry
L´endroit où je vous emmène est peut-être encore mal connu, ainsi que le large plateau de Saint Barnabé qui s´y trouve. On y accède depuis Vence, par une route étroite qui oblige à la prudence. Je connais bien cet endroit, connu aussi par des entomologistes intéressés par une bestiole qui y réside. N´ayez pas peur car c´est d´une araignée dont il est question. Beaucoup n´aiment pas les araignées, peut-être cela tient à des légendes... Elles sont secrètes, savent bien se cacher et nous surprendre quand nous faisons du rangement dans la maison, que sais-je ? Pourtant nombreuses sont les recherches et observations faites sur la famille des arachnides qui pourraient démystifier, changer les préjugés, une fois pour toute.
Sur cette araignée-la, l´incontournable Jean Henri FABRE, ce grand entomologiste provençal, vous peut fournir le fruit de ses observations. Elles vous empêcheront, je l´espère, de vous figer de terreur, vous souvenant uniquement du film américain de Jacques Arnold, de 1955, “Tarentula”. Mais nous sommes dans une autre dimension, c´est de la Lycose de Narbonne dont nous parlerons. Elle est vraie notre araignée, elle n´a pas tournée dans ce film !

Lycose porteuse, photo Sylvain Lefebvre ©www.exode-tropical.com/ MA. Bertin & S. Lefebvre
Elle vit heureuse et patiente, sous terre, dans une sorte de puits bien douillet car elle a garni les parois avec ses fils, qui lui serviront pour sortir plus vite. D'ailleurs, elle ne tisse pas de toile comme le font ses congénères. Alors, avec un peu de patience et de chance, en découvrant son habitat (si elle n´en a préservé l´entrée par un petit couvercle se confondant avec l'environnement), on pourra la voir sortir, portant sur le dos une quantité de petites araignées pour qu´elles puissent prendre des forces grâce à l´énergie solaire. Ce sera leur seule nourriture.
S'il arrive à Maman Lycose de rencontrer une concurrente, couverte également de sa progéniture, s'ensuit un combat féroce, à l'issue fatale pour l'une d´elles, une gagnante, et une perdante qui y laissera la vie et dont les petites araignées seront prises en charge par la victorieuse (sans doute dans un souci de sauvegarder l´espèce), en les portant aussi sur son dos, en surplus des siennes.

Lycose en chasse, photo André Schont.
Puis, un jour, cette «mère Lycose» sortira de son antre. Ses petites araignées grimperont sur des branchettes, (Fabre mentionne des roseaux). Elles monteront aussi haut que possible, resteront suspendues à un fil pratiquement invisible à nos yeux, se laissant balancer au gré des vents. La chaleur aidant, elles s´élèveront alors dans le ciel avec leurs petits filins, puis elles termineront l´ascension pour redescendre sur terre en s´éparpillant, c´est que l´on appelle l'essaimage. Je n´ai pas eu la chance de voir cette phase. Je me suis aussi laissé dire qu´une toile aurait été confectionnée par mère Lycose, sur laquelle sa progéniture se poserait, et que la chaleur du sol procéderait à l'élévation de cette sorte de Montgolfière... pourquoi pas !? Je conseille à ceux qui voudraient en apprendre plus de lire le recueil de Fabre, d´autres auteurs ont aussi pu écrire leurs observations, non moins intéressantes.
Ce n´est pas que vous rencontrerez partout la Lycose, rassurez-vous ! Malgré son éparpillement, je ne pense pas à une grande étendue de son territoire car nous ne l´avons rencontrée que sur un seul endroit et sur une assez petite surface. D'ailleurs, après tant d´années, il me serait difficile de retrouver son royaume, et même si je m´en souvenais, je me garderai bien de vous le dire, par précaution, pour préserver cette espèce, mais aussi pour vous éviter d´être accidentellement mordu par cette araignée.

Plateau St Barnabé, Col de Vence - Photo Jean Obry
Pourtant pas agressive, sa morsure (et non sa piqûre, car elle ne pique pas), transmet le venin avec deux petits crochets " chélicéres " sur le devant, et peut tuer une souris. Nous ne sommes heureusement pas des souris... mais, très douloureuse, cette morsure donnera une forte fièvre, des risques d'allergie comme pour les guêpes ou les abeilles, d'autant que ces araignées sont capables de sauter jusqu`à 50 cm !
Dans le temps, les anciens faisaient danser les malades pour éliminer le venin par sudation. Cette danse ainsi pratiquée s'appelait "Tarentelle ", du nom de la ville du sud de l'Italie, Tarente, où vit également notre Lycose qui porte aussi le nom de « Tarentule » ou celui d' « araignée-loup » selon certains auteurs qui ont écrit sur elle, et ce pour des raisons que j'ignore... Mais, n´allons pas trop loin pour ne pas nous disperser au risque de perdre " le fil d´araignée " !

Photo d'illustration
Il ne faut pas avoir peur des araignées, il faut les respecter comme d´autres insectes. Tous ont un rôle utile. Nous connaissons celui des abeilles qui, pour donner le bon miel, récoltent les pollens qu´elles transportent d´une fleur mâle à une fleur femelle, sans elles pas de miel, pas de fruits non plus.
Ainsi on a pu apprendre, par des chercheurs biologistes de l´université d´état de New York, que le venin non dangereux d´une Tarentule du Chili pourrait apporter une solution dans certaines maladies du cœur, en tempérer le rythme. il semble, d´après ces biologiques, que la science pourrait, grâce à cette observation, produire le peptide (protéine du nom de GsMtx-4) par culture en laboratoire et non pas en utilisant la tarentule pour nous inoculer son venin par morsure. J´aime mieux la main avisée d´une charmante infirmière pour le faire.
Ma première épouse avait une attention particulière pour cette araignée. Nous avons ensemble observé son comportement, non pas en captivité comme certains le font pour peut-être épater la galerie, mais dans son milieu naturel du col de Vence, toujours dans le respect des espèces qui partagent notre Terre et ont droit à la vie. En effet, il se pourrait bien que certains aspects naturels du monde animal et végétal, encore dans le flou de nos connaissances, apportent des solutions à des problèmes que nous n´avons pas encore résolus à ce jour. Comme pour le plancton qui nous livre à présent ses secrets, pour les médicaments, la nourriture et peut être, dans un avenir que je souhaite proche, du carburant écologique. Tout cela pour attirer votre attention, regardez bien où vous marchez, où vous vous allongez ou vous asseyez. Ne tuez nos Lycoses car vous ne pourrez jamais leur redonner vie.

Plateau St Barnabé, Col de Vence - Photo Jean Obry

Enclos et Borie St Barnabé. Col de Vence - Photo Jean Obry

"Col de Vence" huile sur toile 1952 - Jean Obry
J´espère que vous pourrez trouver une entrée pour vous rendre à ce village nègre, car il y a maintenant des barricades partout... Qu´y a t-il donc de si important à enfermer ? Ce ne sont que des pierres. Il n´y a aucune culture là-haut, il n´y a que des émotions à ressentir. S'il vous plait, ne réveillez pas mon chien Tristan que j´ai pu enterrer là il y a très longtemps. Ne jetez rien à terre, ne faites pas de feu, ne jetez pas votre cigarette encore allumée, sachez regarder le ciel, acceptez de rester si un orage vous surprend, c´est grandiose, parfois dantesque. Il vous semblera que les pierres s´animent en une danse frénétique... peut être dansent-elles aussi la Tarentelle et s´abandonnent-elles à un enivrement dionysiaque, alors que le grondement du tonnerre vous plongera, pour un instant, dans les profondeurs tumultueuses du Dieu Thor.

"Village Nègre" Plateau St Barnabé - Photo Jean Obry
Vous pourrez ensuite quitter ce paysage que j´espère vous aura enchanté, et redescendre par une route qui vous mènera soit dans la vallée du Var, soit, selon la direction choisie droite ou gauche, depuis Coursegoules direction Grasse cité des parfums. Les senteurs chaudes sortant du sol sauront, avec la stridulation des cigales, vous y amener, mais attention aux 4/4 qui déboulent, c´est plus dangereux que les Lycoses de Narbonne.
Sans prétention, j´ai tenu à écrire ce petit article, fruit de quelques beaux souvenirs, pour les amis de “DONNERAVOIR”, je ne suis ni scientifique, ni écrivain, mais artiste peintre, autodidacte, passionné du passé, du présent, de l´avenir du monde, ami du droit humain, de la nature et de tous les arts qui savent la chanter pour nous enchanter, ami des Sciences, si elles ont conscience de préserver notre environnement. Je tiens à remercier chaleureusement deux photographes qui m´ont fourni des documents photographiques remarquables sur la Lycose : Monsieur Sylvain Lefebvre ©www.exode-tropical.com/ MA. Bertin & S. Lefebvre et Monsieur André Schont.
Je remercie également notre-planete.info pour m´avoir donné l´occasion de trouver ces photographes, qui, comme eux, donnent envie de protéger, d´aimer, de s'engager et de respecter notre patrimoine naturel.
Jean OBRY
Artiste peintre
ancien élève école communale Jules Ferry
Cagnes sur Mer dans les années 1941-1945
16:11 Écrit par Ventura's blog dans Balades, Lieux sympas, Un peu d'histoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : col de vence, plateau st barnabé, lycose de narbonne |
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10 mai 2012
UN BALCON SUR LA MER
La balade d'un des jours fériés de ce mois de mai nous a amenés vers un grand classique de notre région : le parc départemental de la grande corniche. Du fort de la Revère aux hauteurs de La Turbie, un panorama de rêve malgré la brume et les nuages.

"L'ensemble du parc se développe sur des plateaux calcaires bordés de falaises ou "baous" caractérisés par un paysage où l'eau a sculpté la roche et dégagé des formes typiques de cette érosion". On y retrouve en effet des rochers rappelant ceux du "village nègre" du plateau St Barnabé (pour revoir cliquez ICI).

Entre mer et montagne, le parc est l'un des sites d'observation les plus intéressants de l'avifaune et des flux migratoires, notamment de début mars à fin mai et de septembre à mi-novembre. C'est aussi le domaine des grands rapaces.

A travers les 660 hectares du parc, la balade qui traverse les communes de Villefranche sur mer, La Trinité, Eze sur mer et La Turbie, est accessible à tous car le dénivelé des sentiers et des routes reste plutôt faible.

Au travers des brumes et des nuages, plutôt nombreux ce jour là, la vue plongeante sur le village d'Eze laisse imaginer la féerie des jours de beau temps.

Pour d'infos sur ce parc : site du Conseil Général des Alpes Maritimes
22:42 Écrit par Ventura's blog dans Balades, Lieux sympas | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : parc départemental de la grande corniche, fort de la revère, eze sur mer, la turbie |
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07 mai 2012
SUR LA BLOGOSPHERE, suite...
Nouvelle sélection pour cette rubrique où je voudrais vous faire découvrir des blogs ou sites, issus des AMIS de Facebook ou bien conseiller par les amis de la vie réelle, quelquefois les uns croisent les autres...
LE SITE DE RECYCLUZZ
Diplômée designer graphique et étudiante en M2 Management de l'Art, Elise FAURE a créé ce blog qui traite du "recyclage artistique". Elle y présente des artistes, des assocations, des designers, des entreprises, des liens utiles, des infos pratiques.
LE BLOG DE MARIE CAGNASSO
Marie Cagnasso vit et travaille à Vence. Diplomée des arts du feu, école des Beaux-Arts de Vallauris, elle s'inspire de paysages et de photos de la terre vue du ciel pour créer ses céramiques contemporaines.
LE BLOG DE GEORGES BOISGONTIER
Sculpteur installé à Vence, Georges Boisgontier réalise ses oeuvres en bronze. Voici ce que le critique d'Art, Pierre Restany, disait de lui : "Ne cherchez pas systématiquement chez Georges Boisgontier la démesure colossale. L'habituelle modestie des formats est à l'image de leur auteur, un être sensible et discret qui cherche dans la mythologie l'abri et la protection contre tous les abus de l'intempérance qui aujourd'hui nous gouverne."
http://boisgontier-georges.com/
LE SITE DE WEGOTALENT
Un site d'actualités artistiques sur la région PACA : événements, musique, photo, arts, stylisme, sorties, etc...
LE BLOG DE COMMUNIQUERPARLART
Parce qu'elle a une expérience de vingt ans dans l'organisation d'expositions, de performances artistiques ou d'opérations de relations publiques, Chantal Paillard a créé son blog pour proposer ses services dans ce domaine et diffuser l'information sur l'événementiel de l'Art.
23:28 Écrit par Ventura's blog dans Blog, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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LA TRIENNALE
"Un large état des lieux de l’art contemporain au confluent de la scène française et des foyers de création internationaux", c'est l'objectif des organisateurs de la TRIENNALE qui se tient à Paris, jusqu'au 26 août 2012, dans 7 lieux différents dont le Palais de Tokyo.
En haut au fond "Death of a king" d' Ulla Von Brandenburg, devant l'installation de pianos de Mathieu Kleyebe Abonnenc "For Julius Eastman". En bas à gauche "Motion/Emotion" d'Annette Messager.
D'après le commissaire de l'exposition, Okwui ENWEZOR, le concept de cette édition 2012 "Intense Proximité" permet une exploration des espaces où l’art et l’ethnographie convergent vers une fascination renouvelée pour l’inconnu et le lointain.
En bas à droite, compositions de Camille Henrot, « Est-il possible d'être révolutionnaire et d'aimer les fleurs».
La création y est abordée sous l’angle de la richesse des échanges, dans un contexte où l’art apparaît désormais comme un phénomène mondialisé résultant d’un tissage complexe de relations qui s’affranchissent des distances géographiques. "Intense Proximité" entend ainsi s’interroger sur la place de l’individu de par ses origines, sa formation intellectuelle et sa trajectoire de vie dans le contexte plus large d’une société dont les lignes de failles s’avèrent de plus en plus mouvantes.

En bas à gauche "Palm sign" d' Yto Barrada. En bas à droite l'installation de matériaux divers
et ventilateurs "Motion/Emotion" d'Annette Messager.
Voilà pour l'explication intello et encore je n'ai recopié que les extraits les plus compréhensibles... Mais trève de plaisanterie, j'ai énormément apprécié... le lieu d'exposition !

Dans les escaliers qui descendent vers les niveaux inférieux, deux tags, authentiques ou "mis en scène" ?
Des oeuvres, je ne garderai, malheureusement pas, un souvenir impérissable. Eternels discours sur les différences, tout à fait respectables, entre les peuples, et donc ceux qui n'ont pas été respectés... quelques photos chocs qui ne choquent même plus, énormément de videos, mais rien de nouveau, ni dans les idées ni dans les techniques ou la scénographie ; normal, le but de l'exposition étant simplement de présenter un large inventaire de la création contemporaine, française et internationale, des dernières décennies.
En haut et en bas à droite, "Sleeping City" de Dominique Lang. En bas à gauche, les tableaux sculptures de Nicholas Hlobo.
Non, décidément, c'est le palais de Tokyo et ses sous-sols qui m'ont impressionnée. Entre le "chantier brut de décoffrage" et les "ruines en cours de réhabilitation", c'est la valse des hésitations au fur et à mesure de la visite des 22000 m2 sur trois niveaux. D'ailleurs, au bout d'un moment, malgré toute l'attention que l'on peut accorder aux oeuvres, on se détourne irrésistiblement vers le bâtiment, son dédale de salles et d'escaliers entre clair-obscur, son béton récent ou ses pierres anciennes... à en oublier de noter le nom des artistes et des oeuvres.

En bas à droite, "Afro Lily lover" de Chris Olifi, acrylique sur lin et excréments d'éléphant.
Les installations profitent largement de l'espace pour se mettre en valeur, tandis que les projections video ne manquent pas de recoins sombres pour se visionner en boucle. Il faut dire aussi que ces locaux ont accueilli, il y a quelques dizaines d'années, la Cinémathèque Française.

En haut à droite, "A letter can always reach its destination" installation video de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige
Au deuxième sous-sol, dans un bar écolo au mobilier recyclé et aux excellents jus de fruits non traités pressés minute, une étudiante m'a raconté qu'il y avait des histoires de fantômes dans ces murs... Il parait que des choses terribles se sont passées sous l'occupation dans ces sous-sols...
Copyright © artdaily.org

Pourquoi pas ! Si vous passez par Paris, faites un tour dans ce lieu particulièrement à part. Il y a une ambiance, c'est sûr...(un peu comme aux abattoirs à Nice) et des oeuvres intéressantes, quand même.
Elle a mis un commentaire ci-dessous suite à cette note parce qu' Henriette L. a, elle aussi, un blog dans lequel elle parle des choses qu'elle a vues et aimées. Lisez ICI sa note sur La Triennale.
Palais de Tokyo 13 avenue du Président Wilson 75016 PARIS. Ouvert tous les jours sauf le mardi, de midi à minuit. www.palaisdetokyo.com
22:56 Écrit par Ventura's blog dans Expositions, Lieux sympas | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : triennale art contemporain 2012, paris, palais de tokyo |
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06 mai 2012
EN PASSANT PAR VALLAURIS
En passant par Vallauris, à l'occasion de l'exposition d'une amie peintre dans une galerie de la vieille ville, nous avons redécouvert cette partie de la cité de la céramique en baladant dans ses ruelles aux façades repeintes de frais.
Sur la place Jules Lisnard, le regard est attiré par une "maison bleue" façon Provence... puis nous entrons dans la chapelle de la Miséricorde où est présentée, jusqu'au 12 mai, l'installation "A l'aube du..." d'Isa BARBIER.

Superbe mise en scène aérienne que ces milliers de plumes blanches et un moment de pure poésie. "Les installations d'Isa Barbier ne sont pas des sculptures au sens classique... ce sont des volumes insaissisables qui sculptent l'espace lui-même, comme une matière incorporelle, la matière invisible du milieu qu'elles n'occupent pas, qu'elles remplissent de leur légèreté, de leur fragile suspension. Comme des atomes soudain rendus à une visibilité impossible, les plumes d'Isa Barbier viennent ensemencer le vide et lui donnent alors un volume inattendu..."

Au sortir de la chapelle, toujours sur la place Lisnard, nous visitons la galerie-atelier de Serge DOS SANTOS. Pour créer le volume, il met en équilibre des centaines de petites bandes d'argile devenue céramique : "Mon travail actuel s’attache à illustrer les nanoparticules, la manipulation des structures et de la matière pour mettre en valeur le volume et tenir la terre en équilibre. En enlevant l’enveloppe extérieure, le volume se révèle s’affirme et revendique sa présence."
Toujours au coeur de la vieille ville, rue François Donnet, la galerie Elvire Gardanne a choisi de proposer des oeuvres de jeunes céramistes. Jusqu'au 30 juin prochain, les créations de Pascale LADEVEZE, Geneviève FABRE, Rosa ROSELL et Ricardo CAMPOS y rivalisent d'originalité, tant dans les formes que dans les techniques. Le graphisme des dessins à l'encre de Chine de GEN leur répond avec harmonie.
Petite visite au Musée Magnelli - Musée de la céramique, où de très belles pièces confirment la grande réputation de la ville pour cet art du feu. Encore aujourd'hui, Vallauris compte une soixantaine d'ateliers d'artistes, artisans potiers et galeries d'Art, de quoi revenir faire plusieurs balades. Après un moment passé dans la chapelle décorée par Picasso, nous repartons vers le parking, non sans remarquer les sculptures monumentales de Roger CAPRON, installées sur la place ou au pied du château-musée, du béton coloré que les enfants s'approprient volontiers.
Au lendemain de cette visite de Vallauris-vieux village, nous sommes allés voir la deuxième partie de l'exposition d'Isa BARBIER au "Moulin de Mougins". Dans le salon, les salles du restaurant, ses installations de plumes se fondent avec délicatesse dans ce site haut de gamme, tout en ne passant pas inaperçues...
19:31 Écrit par Ventura's blog dans Balades, Expositions, Lieux sympas | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vallauris, céramique, isa barbier, serge dos santos, galerie elvire gardanne, roger capron, pascale ladeveze, geneviève fabre, rosa rosell et ricardo campos, gen |
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